Nouvel an à Lille avec tous les enfants !

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Moment familial

dimanche 13 octobre 2013

Trigrad

Et voilà ! Agathe partie, nous commençons avec notre nouvelle configuration à trois.
Baptiste se plaît bien avec pépère et mémère, comme il dit. Enfin comme il a dit une fois car pépère et mémère n'ont pas trop apprécié ce changement subit de statut et l'ont puni trois jours dans sa chambre.
Mais non, je plaisante !!!! Pas de punition pour notre dernier "bébé" !

Avec les beaux jours d'automne, Vassil et Margarita, nos amis bulgares, nous ont emmenés dans un endroit qu'ils adorent et dont ils nous parlaient depuis longtemps. Il s'agit de Trigrad, un très beau site géologique au coeur des Rhodoppes, les montagnes qui font la frontière entre la Bulgarie et la Grèce. Il s'agit d'une gorge creusée par une rivière il y a "quelques années".

La route traverse donc de belles vallées de montagne et des abrupts assez impressionnants. Je vous laisse découvrir.
Photo prise par Baptiste qui voulait montrer la symétrie. C'est à son programme de maths !


Comme partout dans le monde, les montagnes agitent l'imaginaire de l'homme.

Sur la photo suivante, voyez-vous ce que les bulgares y voient ? (réponse à la fin de l'article, comme d'hab !)
Je suis désolé pour le cadrage de la photo, l'aplat de bleu est trop important et crée un déséquilibre visuel qui nuit à la qualité esthétique de cette image. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop.





De la rivière, il reste aujourd'hui cette partie qui entre dans la montagne pour se transformer en rivière souterraine.


Il est possible d'en suivre une partie du trajet dans la grotte du Diable, comme son nom l'indique sur la photo suivante.
Lorsqu'on entre dans la grotte, on est accueilli par une sculpture d'Hadès qui finalement n'est pas si impressionnant que ça ! On arrive dans une salle souterraine de 110 mètres de long par 40 mètres de large. La voûte est à 35 mètres de haut, hauteur de la chute d'eau. C'est vraiment très joli. C'est dans cette grotte que vit la plus grande colonie de chauve-souris de Bulgarie durant l'hiver (miniopterus schreibersii) que je vous présente ci-dessous. Réellement, on n'en a pas vu car il paraîtrait que pendant l'été elles migrent en Transylvanie dans les Carpates, dans le château d'un certain comte Dracula où elles organiseraient des bals !!!!! Nous ne sommes pas tout à fait certains de la véracité de cette histoire et ça nous a semblé assez flou.
Voilà donc la petite bête charmante !
Ce qui est sûr par contre c'est que c'est par cette grotte qu'Orphée est descendu aux enfers, royaume d'Hadès, pour sauver sa bien-aimée Eurydice. Bon, en fait il n'y est pas arrivé car il n'a pas écouté la consigne d'Hadès et il s'est retourné pendant le voyage retour pour vérifier qu'Eurydice le suivait toujours, alors qu'il n'avait pas le droit. Hadès avait été très clair et on sait bien que les dieux ne rigolent pas avec ce qu'ils disent. Là, ça n'a pas fait un pli, à peine il s'était retourné il a vu Eurydice redisparaître illico dans les enfers. A raconter aux enfants pour leur apprendre à obéir et à craindre l'ire divine. Non mais !!!











Vous pouvez voir sur la photo de droite pourquoi on appelle cette cavité grotte du Diable. La forme de la paroi et son ombre projetée figurent le profil d'un diable.
Dieu est présent bien entendu pour contrer le Diable
Pour vous donner une idée de la pente à gravir pour ressortir des Enfers
 Arrivés dehors, Juliette (même pas essoufflée !) en compagnie de Margarita.


De belles parois de marbre



Nous avons ensuite visité le petit village de Chiroka Leka, typique des villages bulgares des Rhodopes. Vous y voyez les maisons aux toits de lauzes comme dans notre Massif central.


















Voici quelques petits clichés des rencontres que nous y avons faites.



Remarquez les marches sur le tablier


Toutes les maisons ne sont malheureusement pas dans un état d'habitabilité immédiate. Curieusement, la truelle ne nous démange pas trop.


Petite halte sur un banc, en couple ...










ou en famille !

Et pour terminer, en rentrant vers Sofia, arrêt aux ponts merveilleux. Regardez là aussi le travail de l'érosion issue du passage d'une rivière. Il reste des voûtes de marbres impressionnantes !















L'eau emportait les débris karstiques et peu à peu sont apparus deux incroyables ponts de marbre. Celui du dessus est le plus grand et sa voûte mesure 20 m d'épaisseur pour une largeur de 15 m et une longueur de 96 m. Il se situe au-dessus d'un vide de 43 m et large de 45 m. 



150 m plus loin se situe le second pont qui a la forme d'un tunnel, long de 60 m. Son ouverture est large à l’entrée et se rétrécit en profondeur.



Après ce pont l'eau de la rivière disparaît sous terre et ressort 1,5 km plus loin. Sur les roches de ces ponts étonnants a trouvé refuge une plante endémique rare - la rose des Rhodopes (Haberlea rhodopenzis), dite encore l'immortelle.












Merci à Margarita et Vassil de nous faire découvrir leur pays. Ils l'aiment tellement qu'ils savent nous le montrer sous ses plus beaux atours. En plus, ils savent où trouver les bons vins et les bonnes bières !

Bientôt, retour de nos filles en Bulgarie. Il y a aura notamment un petit séjour à Istanbul que nous vous raconterons mais aussi un séjour d'Amandine, amie de Marie.

Réponse au jeu du "kecekizivoient les bulgares dans leur montagne", il s'agit d'un lézard bien entendu.

lundi 23 septembre 2013

Nesebar

La fin de notre tour de Bulgarie va passer par deux endroits aux ambiances totalement opposées.
En premier lieu, nous avons dormi deux nuits dans la région de Burgas, plus particulièrement à côté de Nesebar.


C'est en fait une île fortifiée reliée à la terre ferme par une digue étroite.
C'est réellement charmant mais malheureusement les bulgares sont tombés dans le piège dans lequel sont tombés bien des lieux touristiques en France aussi.
C'est totalement envahi de touristes dès 10 heures le matin jusque tard dans la nuit. Des boutiques attrape-gogos de partout qui vendent du vrai faux miel produit localement, de la vaisselle "artisanale" industrielle, de l'essence de rose...
Des restaurants qui pratiquent des prix prohibitifs pour la Bulgarie et qui servent une cuisine d'une qualité extrêmement quelconque et dans des proportions scandaleuses !
Ah non, on est toujours très en colère !!!! S'il y a un truc avec lequel il ne faut pas rigoler, c'est bien la nourriture. Nous vous déconseillons donc vivement le restaurant Vega à Nesebar qui vend des proportions minables, insipides à des prix astronomiques. Vous demanderez à Pierre et Baptiste ce qu'ils ont pensé de leur plat de pâtes dans ce resto. Vous ne nous verrez donc pas à table cette fois-ci !
Mais ils ne l'emporteront pas au paradis, notre blog étant lu dans le monde entier et devenant une référence en matière de restauration en Bulgarie.




















Puis il s'est agi de prendre le chemin du retour. Nous sommes donc rentrés vers Sofia en passant par la plaine centrale appelée ici "vallée des roses" puisque c'est ici qu'est produite la quasi totalité de la production mondiale d'essence de rose qui entre dans la composition de très nombreux parfums.
Il n'était malgré tout pas question de rentrer directement et nous avons donc fait un petit détour en repiquant légèrement dans les Balkans vers un petit village qu'on a découvert absolument par hasard mais d'une beauté incroyable, Zeravna. Suivez-nous dans les rues !






Petit village en ruelles pavées, maisons de bois aux portes cloutées, presque toutes closes, enceintes de murs de pierres, étages à encorbellement. C'est vraiment très très joli !
Tout ça au milieu de chèvres, vaches, ânes et chevaux quasiment en liberté qu'on laisse totalement indifférents.

Sculpture d'un villageois fumant la pipe à l'entrée d'un petit café à la turque...


... où nous nous sommes bien entendu installés.












Nous avions réservé une maison d'hôte au tout dernier moment ! Elle était très mignonne. Très authentique.





Traditionnelle séance de photos. Il faut bien nourrir le blog !




Invariablement, ça évolue en séance grimaces !



Pour finir en éclats de rire !













Nous avons découvert un objet que nous n'avions jamais vu auparavant. Il ressemble à une grande luge.


Et quand on y regarde de près, il y a des centaines de cailloux plantés dans le bois. 


D'après les renseignements que nous avons pris auprès de Margarita et Vassil (nos références bulgares !), il s'agirait d'un outil agricole (logique donc de le trouver dans ce village !) qui servait à séparer les grains de blé de leur enveloppe qui s'envolait au vent. Les bulgares n'auraient donc pas utilisé notre méthode de battage du grain mais cette autre méthode de séparation par frottement. Il en reste un très bel outil illustrant une fois encore le génie humain.

Puis, il a bien fallu s'y résoudre, retour sur Sofia par l'est de la ville.


Et le lendemain, nous avons accompagné nos trois grands à l'aéroport. Départ définitif d'Agathe vers sa nouvelle vie d'étudiante et installation d'une nouvelle colocation à trois frères et sœurs de nouveau réunis.
Ici, nous restons tous les trois avec Baptiste mais heureusement, Skype aide beaucoup.

Ceux qui sont venus reconnaissent.
Dans le prochain post, nous vous ferons découvrir un autre bel endroit où nous sommes allés depuis le départ des enfants passer un week-end. Ce sera dans les Rhodopes.

A bientôt donc !